(Extrait Valérie Moissonnier du 26 janvier 2018)

Selon une étude* récente sur le bien-être au travail plusieurs facteurs contribuent à garantir un environnement de travail positif.

La reconnaissance génère des émotions positives

L’étude sur le bonheur met en évidence la relation entre émotions positives et motivation.

Susciter des émotions positives, via la gratitude et la reconnaissance, est un outil aussi simple qu’efficace

De nombreuses recherches confirment que les collaborateurs sont beaucoup plus performants quand ils se sentent appréciés et reconnus par leur manager et leurs équipes. Dans ce cas, il s’agit de considérer surtout l’individu.

A titre d’exemple, l’impact d’un sincère remerciement pour un travail bien fait est considérable sur l’optimisme d’un collaborateur, voire de l’équipe : il montre que les efforts et le dévouement sont pris en compte et valorisés. Le docteur Christine Carte (sociologue et membre du Greater Good Science), contributeur de notre rapport, recommande de féliciter les membres de son équipe avec sincérité et précision, et le plus rapidement possible.

Côté salaire, les primes et autres bonus matérialisent la reconnaissance faite à un collaborateur pour bonnes performances. Si le salaire n’est pas l’élément déterminant, pour certains profils particulièrement sollicités, les gratifications peuvent conditionner le choix du recruteur, ajouter à leur sentiment d’appartenance et être le vecteur de loyauté.

46 % des DG et managers citent le manque de reconnaissance comme l’un des facteurs les plus susceptibles d’impacter négativement la motivation des équipes.

En outre, quand on sait que 54 % de ces DG et managers sondés affirment que l’engagement et la motivation des équipes sont le facteur numéro 1 pour la productivité de l’entreprise, on peut établir un lien direct entre la reconnaissance au travail et la productivité de l’entreprise.

Manque de reconnaissance → Désengagement et démotivation des équipes → Baisse de la productivité de l’entreprise

 « Les salariés « heureux » sont plus résilients et plus fidèles, ils défendent leur entreprise avec plus d’enthousiasme et de conviction. Reconnaître le dévouement, les efforts et les bonnes performances est important. Notre expérience des ressources humaines et le rapport que nous avons mené il y a quelques mois confirme l’importance du facteur reconnaissance, et plus particulièrement aux yeux des moins de 35 ans qui le placent parmi les « 3 essentiels » à leur bien-être en entreprise », ajoute un Dirigeant.

Résultats de l’enquête

Les facteurs les plus susceptibles d’impacter négativement l’engagement et la motivation des équipes sont… :

  • Le manque de reconnaissance : 46 %
  • Des outils défaillants ou absents : 41 %
  • La mauvaise adéquation collaborateur et travail : 37 %
  • Une perte de confiance dans le management direct : 37 %
  • Des charges de travail trop importantes : 34 %
  • De mauvaises relations avec les collègues : 33 %
  • Le manque d’autonomie : 32 %
  • Aucune visibilité de progression de carrière : 22 %
  • Une rémunération stagnante : 17 %
  • Autre : 1 %

Les facteurs capables d’accroître la productivité de l’entreprise sont… :

  • L’engagement et la motivation des équipes : 54 %
  • Les bonnes compétences (collaborateurs) aux bons postes : 53 %
  • L’aptitude des collaborateurs à la créativité et à l’innovation : 38 %
  • La culture d’entreprise : 33 %
  • Des technologies de pointe : 31 %
  • Diminuer les réunions et les e-mails : 29 %
  • Un management plus horizontal : 27 %
  • Plus de transparence des objectifs et de la vision de l’entreprise : 23 %
  • Aucune de ces propositions : 4 %

* Etude réalisée en juillet 2017 auprès de 302 directeurs généraux et managers, tous secteurs (Finance, IT, digital, marketing, justice, tourisme…) ayant des fonctions de recrutement en France par Robert Half France.

 

 

 

avatar