Extrait de l’article de la sociétè Phoenix Talents  de Eric FAUROUX, qui réalise aussi des coaching, anime des conférences, réalise des formations et accompagne sur la prévention du burn in et du burn out :

Si chacun a entendu parler du « burn-out », nul ne connaît son prédécesseur : le burn-in. Or c’est bel et bien ce phénomène annonciateur qu’il faut guetter – et éviter – avant que le corps ne sonne l’alerte générale en s’écroulant.

Ce terme est apparu en 1994 et est attribué au psychologue anglais Gary Cooper.

Le « burn-in », décrit le mécanisme par lequel l’individu s’épuise sans l’admettre, au travers du « Présentéisme » (qui s’oppose à « absentéisme ») et désigne une présence abusive sur le lieu de travail menant à un état pathologique de surmenage.

Le travailleur en burn-in est à son poste malgré des problèmes de santé physique ou mentale qui devraient l’en tenir à l’écart (rhume, grippe, allergies, dépression, asthénie, arthrite rhumatoïde, dorsalgies, céphalées, troubles gastro-intestinaux, hypertension, difficultés majeures dans la vie privée, etc.).
Il est physiquement présent mais épuisé et souffre de somatisations diverses.

Suivant sa personnalité il peut être, en plus d’épuisé, démotivé. Il devient de moins en moins productif. Certain, au contraire, par peur vont chercher à compenser le manque d’efficacité, en restant plus au bureau ou en travaillant tard le soir et/ou le weekend.

Les comportements caractéristiques sont :

  • Se croire indispensable,
  • Interrompre ses rares vacances,
  • Prolonger ses journées au bureau et/ou finir le weekend.
  • Devenir incapable de s’accorder des phases de détente pour recharger ses batteries en cours de journée.
  • Venir au travail même en cas d’arrêt de travail par un médecin.

L’origine principale de ces comportements est :

  • la peur de la précarité (crainte de perdre son emploi et/ou sa source de revenu),
  • la surcharge de travail,
  • le besoin d’être reconnu par ses collègues ou ses supérieurs
  • ainsi que la culture d’entreprise valorisant à outrance la performance, la résistance au stress, l’endurance et le courage, etc.

Le processus conduisant au burn-in est relativement lent et insidieux.
Il évolue par étapes successives, à savoir :

  • La motivation,
  • Le surinvestissement,
  • La fatigue chronique,
  • L’épuisement avec problèmes physiques,
  • La stagnation,
  • La frustration et sentiment d’incompétence,
  • Les ruminations mentales,
  • Le repli sur soi et perte d’estime de soi,
  • L’irritabilité,
  • Le désintérêt,
  • Et finalement, la résignation (bore out…) ou la fuite (addictions, démission…).

Si vous répondez « oui » à une majorité de ces affirmations, je vous conseil vivement de consulter pour savoir où vous en êtes du risque du burn out.
Car le burn-in conduit directement au burn-out, d’autant plus sûrement que sa victime assure que tout va bien, qu’elle est certes un peu fatiguée mais que cela passera bien vite, et que d’ailleurs elle est heureuse car sa productivité professionnelle est maximale.

« Arrêter de s’épuiser ne signifie nullement arrêter de travailler, mais apprendre à travailler différemment », soit avec enthousiasme, tout en sachant décrocher.

Les solutions pour sortir d’un burn-in sont multiples :

  • la prise de congés avec changement de routine,
  • la réflexion plus profonde (avec un coach, un psy, un bilan de compétences…),
  • en parler à sa hiérarchie en évoquant les risques objectifs,
  • et au final si l’on n’est pas entendu au médecin du travail.

Si les conditions de travail sont pour beaucoup dans l’apparition du « burn in », j’insistent sur les mécanismes psychologiques qui mènent à l’épuisement professionnel et invitent les personnes atteintes à s’interroger sur leur mode de fonctionnement au travail :

  • pourquoi un tel besoin de tant travailler ?
  • pourquoi placer la barre si haut ?
  • pourquoi je ne sais pas dire non ?

Pour améliorer la Qualité de Vie au Travail

Il convient d’intervenir sur les dimensions de l’environnement de travail des personnes :

  • la charge de travail,
  • le contrôle sur son propre travail,
  • la reconnaissance du travail,
  • le soutien de la communauté au travail,
  • l’équité au travail,
  • et l’éthique, le sens des valeurs au travail.

Muriel Brex vous propose de vous accompagner avec :

Au titre de l’entreprise :

  • la mise en place de séance de coaching pour les personnes en burn in.
  • la formation des manager :
    • à la détection des collaborateurs à risque.
    • à l’analyse des conditions de travail à risques.
    • à l’analyse des processus de travail à risques.
  • des séances de coaching de manager, si nécessaire, pour identifier et trouver des solutions adaptées, par rapport aux comportements.

A titre individuel :

Quand tout le reste ne marche pas ou plus, que vous n’arrivez pas à mettre en place des changements, demandez de l’aide à professionnel.

Je vous propose de vous accompagner

  • par du coaching pour sortir du Burn-in 
  • et une formation en Process Communication.

Il n’ai jamais trop tard pour arrêter l’épuisement, sauf lorsque le burn out est arrivé !!!

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