Ci-joint un extrait d’article vraiment intéressant qui démontre l’importance de l’accompagnement d’une personne dans une période difficile de sa vie, car définir son objectif professionnel est une étape cruciale pour bien débuter sa reconversion professionnelle.

Extrait de Catherine Fournier  sur Francetvinfo :

Le « bilan de compétences », étape quasi incontournable

Créé en 1991, le bilan de compétences est le dispositif le plus connu dans le domaine de la formation continue. Loin d’aboutir systématiquement à un changement de métier, il constitue néanmoins une première étape quasi incontournable. Notamment parce qu’il permet, à terme, d’appuyer une demande de financement pour une formation.

Quand y penser ? Vous n’avez plus envie de vous lever le matin pour aller au travail ? Il est temps de vous interroger. « Certains attendent trop longtemps avant de venir nous voir et arrivent fragilisés », souligne Isabelle Bertrand, consultante à l’Apec, organisme qui conseille les cadres, à Dijon. « J’ai changé une fois de poste, et puis je me suis retrouvé face aux mêmes limites au bout d’un certain temps, témoigne Alexandre, ancien cadre commercial parisien de 28 ans, reconverti en professeur d’histoire-géo. Je n’avais pas envie d’être confronté à ça pendant les quarante prochaines années. »

Lassitude, quête de sens, crise de la quarantaine, deuil ou rupture… Voici quelques-uns des principaux facteurs qui poussent un salarié à envisager une reconversion. Certains savent déjà ce qu’ils rêvent de faire. D’autres n’en ont pas la moindre idée. Le bilan de compétences peut leur apporter des réponses.

Qui aller voir ? Si vous êtes salarié en CDI (avec au moins cinq ans d’activité professionnelle, dont 12 mois dans votre entreprise actuelle) ou en CDD (24 mois d’activité, dont quatre au cours des 12 derniers mois), vous avez deux options : aller voir le service ressources humaines de votre entreprise, ou faire les démarches de votre côté. La deuxième solution est souvent privilégiée, car elle permet de ne pas informer son employeur de son désir de changement. Dans ce cas, commencez par vous rendre sur le site du Fongecif, principal organisme de financement.

Le coaching, un bilan nommé « désir »

Le coaching, arrivé tout droit des Etats-Unis, est désormais bien implanté en France. Selon la société Française de coaching, ils étaient 1 500 en France à déclarer exercer cette activité en 2010. Si cette profession n’a pas de statut reconnu par les pouvoirs publics, elle fait ses preuves dans le monde de l’entreprise.

Quand y penser ? Quand un bilan de compétences n’a pas suffi à dessiner un nouveau projet professionnel. Et quand on souhaite aller plus vite. Le salarié cale lui-même ses rendez-vous, au rythme qui lui convient. « Le coaching est complémentaire, explique Renaud Wakselman, coach professionnel à Paris. Le bilan conforte souvent les salariés dans leurs compétences mais n’interroge pas assez leur désir. Dans le coaching, tout part de là. »

Qui aller voir ? Si vous souhaitez rester dans la confidentialité, faites jouer le bouche-à-oreille. C’est ce qui marche le mieux, comme lorsque l’on cherche un bon psy, d’autant que le secteur n’est pas à l’abri de dérives sectaires. Comme pour le bilan de compétences, si le coach ne vous convient pas, changez de crémerie.

Comment ça marche ? Il faut compter entre 5 et 10 séances, d’une heure à une heure et demie chacune. Le coach commence par vous interroger sur vos désirs professionnels enfouis. « Qu’est-ce qui vous faisait rêver quand vous étiez petit ? Qu’est-ce que vous ne vous êtes pas autorisé à faire ? » Il vous incite également à demander à quelques amis dans quel métier ils vous verraient, sans tenir compte d’aucune réalité. C’est comme cela que Fabrice, journaliste scientifique âgé de 39 ans, a (re)trouvé sa voie. Une amie avait suggéré chocolatier. « Ce métier s’est complètement imposé. Je l’ai senti dans mes tripes, c’était une espèce de réconciliation », raconte-t-il.

Si les rêves exprimés sont trop loin de la réalité, « on referme les pistes petit à petit, pour ne pas rester dans le fantasme, explique Renaud Wakselman. Une fois qu’on a identifié trois-quatre métiers, on regarde ce qu’il y a de commun et de différent entre eux et on invite la personne à commencer à se renseigner sur ces activités professionnelles. »

Et si ça n’aboutit pas ? Si les 10 séances n’ont pas suffi à trouver un nouveau métier, peut-être la personne n’est pas encore prête ou s’est trompée sur son besoin de changement. « Parfois, une mise à plat des difficultés suffit. Il faut toujours vérifier que la demande porte vraiment sur une reconversion professionnelle », souligne Renaud Wakselman. D’autres résistances peuvent également être à l’œuvre : celle du conjoint ou de la famille, dont le soutien est absolument nécessaire, ou le problème de l’argent sont des freins récurrents. Une baisse de niveau de vie va souvent de pair avec une reconversion professionnelle.

 

« Il n’est pas nécessaire de faire le ‘bon choix’ ou de prendre la ‘bonne décision’ tout de suite, reprend le coach. On peut y aller par étapes et par priorités. » Un virage à 180 degrés ne se prend pas forcément en une fois.

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