LA GESTION DE NOS EMOTIONS

 

J’aime beaucoup cette étude faite par *Chiffre et définition issus de l’étude State of a global workplace sur l’engagement des salariés dans 140 pays, publiée par l’institut Gallup en 2013, et qui est parue dans Cadre Emploi.

Cela reflète assez bien les nombreux cas de personnes, que j’ai eu l’occasion de rencontrer durant toutes ces années, dans diverses sociétés. Une personne au sens propre du terme ira toujours rechercher de façon négative ce qu’elle n’arrive pas obtenir de façon positive…c’est vital pour elle ! Il s’agit pour elle de nourrir des besoins psychologiques tels que : la reconnaissance professionnelle, le contact, le challenge, la bonne ambiance, etc….pour pouvoir conserver un alignement personnel, et si ce n’est pas le cas, il y aura du sabotage parfois inconsciemment de la part de cette personne, c’est ce que les spécialistes appellent des comportements négatifs sous stress, ou des mini-scénarios d’échec…

Il existe pourtant des solutions…

Désengagé actif :

Alors que le salarié désengagé se contente du minimum syndical sans faire de vague, l’activement désengagé exprime au contraire son ras-le-bol sans retenue, jusqu’à parfois saboter son entreprise. Voici quelques clés pour savoir le reconnaître et désamorcer sa dynamique négative.

Les râleurs en entreprises sont nombreux. Mais tous ne sont pas des désengagés actifs, ce type de salarié qui s’applique consciemment ou non à faire régner une mauvaise ambiance, voire à saboter son entreprise. Cette catégorie toxique au « profil psychologique négatif, tendant à faire partager [sa] vision négative des choses et souvent mal à l’aise tant au travail que dans [sa] vie personnelle », représenterait 26 % de la population active mondiale selon l’institut Gallup*. Côté manager, il est bon de savoir repérer et désamorcer les symptômes d’un comportement qui peut s’avérer contagieux.

Comment en arrive-t-on à se désengager activement ?

Selon Isaac Getz, professeur à l’ESCP Europe et co-auteur de Liberté & Cie, la bascule du désengagement vers le désengagement actif s’explique par des facteurs professionnels et psychologiques : « Les chemins qui mènent au désengagement sont divers. Certaines personnes ont par exemple toujours eu une aversion pour l’autorité. Elles supportent mal les petits chefs et finissent par vouloir leur mettre des bâtons dans les roues », remarque-t-il : « D’autres ont des valeurs idéologiques ou spirituelles qui peuvent rentrer en conflit avec leur travail ou leur entreprise. Leur seuil de tolérance peut rapidement être franchi ».

Inverser la tendance

Yohan Ruso, PDG de Praditus, une plateforme de bilan de compétences professionnelles, a une vision moins théorique du problème : « Dans la vie professionnelle, pouvoir continuer de progresser est essentiel », estime-t-il. Selon lui, le développement des compétences d’un salarié est le principal pilier à soutenir si l’on veut éviter le désengagement d’un collaborateur. « En restant longtemps dans le même métier, on effectue les mêmes tâches, la routine s’installe et avec elle, la perte de sens. Pourtant, si ce type de collaborateur n’a plus rien à apprendre au niveau de son savoir-faire, il peut encore améliorer son savoir être », assure-t-il. Comment ? En apprenant à mieux travailler avec les autres, organiser son travail, en progressant sur sa gestion du stress et celle des autres. Autant de nouveaux objectifs susceptibles d’actionner une logique vertueuse et de réveiller sa motivation.

Des symptômes difficiles à soigner

Selon Isaac Getz, si le désengagement actif était une maladie, ses symptômes ressembleraient à ceux de la dépression : apathie, manque de volonté, révolte permanente… « Tout comme un alcoolique, l’activement désengagé peut être dans le déni. Son entourage professionnel peut lui faire prendre conscience de son comportement, mais malheureusement, l’avis de ses collègues n’a que peu de crédit pour lui », souligne le professeur. « Ce type de salarié rayonne de manière négative dans son entreprise : il convainc ses collaborateurs à force de cynisme et de sarcasmes », constate le PDG de Praditus. Un comportement qui n’exprime rien d’autre que le désir de quitter l’entreprise ou changer de poste : « Le problème, c’est que l’inertie des grands groupes fait que le collaborateur désengagé a l’impression de ne pas être entendu. Une fois tourné vers cette option, il est difficile de le récupérer », conclut Yohan Ruso.

Comme je le dit souvent…: faîtes du préventif, pas du curatif…!

J’invite donc toutes personnes dirigeantes ou pas à prendre contact avec moi pour en parler ensemble. Encore une fois, il existe des solutions faut-il encore qu’il y est une demande clairement exprimée.

Prenez bien soin de vous,

Muriel BREX.

 

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